Troisième ville de Corse en population, Porto-Vecchio est une station balnéaire sur la côte est de la Corse, sur la route nationale 198, entre Solenzara (au nord) et Bonifacio (au sud), bordée à l’ouest par le relief de l’Ospedale (1 381 mètres) et à l’est par la Mer Tyrrhénienne. Par sa superficie, Porto Vecchio est la 26e plus grande ville de France metropolitaine.
Elle est particulièrement réputée pour ses plages: Cala Rossa, Palombaggia, Santa Giulia.
Elle a aussi la particularité d’avoir des marais salants de 10 hectares, qui produisaient environ 1000 tonnes de sel par an.
C’est le siège principal de la civilisation dite torréenne (IIIe et IIe millénaire av. J.-C.) dont subsiste à Porto-Vecchio les principaux vestiges, au lieu-dit éponyme, Torre. Le port actuel est sans doute fondé ou repris par les Grecs de Syracuse au VIe siècle av. J.-C. et se situe à l’emplacement du « Portus Syracusanus » romain.
La région, pourtant fertile, est désertée au Haut-Moyen Âge en raison de la malaria qui l’infeste ainsi que des persécutions des colons génois installés dans la cité de Bonifacio. Du XIIIe au XVIe siècle, les seigneurs de la Rocca conservent cette contrée sous leur autorité, et les populations autochtones résidant à la montagne continuent à y mener leur bétail durant l’hiver.
Après le passage de la seigneurie de la Rocca sous l’administration directe de la Banque de Saint-Georges, les Génois y fondent une colonie et font construire une forteresse dont demeurent de nombreux bastions (1539) afin de se protéger des Barbares. Destinée à être un chef-lieu de juridiction et à permettre la mise en valeur de la plaine, la colonie génoise de Porto Vecchio se révèle être un échec : du fait de la malaria, de la menace permanente des corsaires turcs mouillant à proximité et des agressions des Corses, la cité est plusieurs fois abandonnée. Après diverses tentatives de peuplement, la République de Gênes décide de favoriser l’installation dans la citadelle des familles insulaires originaires de la montagne, Quenza essentiellement.
Dans le courant du XVIIe siècle, Porto Vecchio est de fait peuplée par les populations montagnardes. Cependant la très grande majorité des habitants continuèrent durant des générations à regagner la montagne durant l’été, fuyant le paludisme et empêchant de ce fait un développement réel du lieu. Au cours du XIXe siècle, les marécages furent asséchés.
Restée longtemps une petite bourgade par rapport à d’autres villes du sud de la Corse, Sartène ou Bonifacio, elle a bénéficié de l’assainissement des marécages après la Seconde Guerre mondiale, et connu un développement significatif durant l’administration de Jean-Paul de Rocca Serra, pour devenir un centre touristique majeur depuis les années 1980, avec la construction de l’aéroport de Figari notamment.
Source : Wikipedia